Devenir l'Architecte de Sa Vie avec la Gestalt-thérapie

Site de Catherine LOURY-ILIONA, Gestalt-thérapeute
Membre Titulaire de la Société Française de Gestalt (SFG)

Prendre conscience de nos perceptions et de nos représentations mentales

Selon la Gestalt-théorie ou Psychologie de la forme, apparue en Allemagne au début du XXè siècle, ce que l'on perçoit, sur tous les plans, s'organise par ensembles faisant sens selon certaines lois dites "naturelles" et qui s'imposent au sujet lorsqu'il perçoit, le tout étant perçu avant les parties le formant. Ainsi quand on reconnaît quelqu’un, par exemple, c’est instantanément l’ensemble du visage qui a du sens. Tout ce que l’on voit, entend et ressent fait partie d’un "paysage global" où certaines choses sont temporairement en avant-plan tandis que le reste demeure en toile de fond. Dans un fonctionnement harmonieux et dynamique, l’ensemble fond/avant-plan est en mouvement constant, chaque aspect de l’existence prenant l’avant-plan au moment opportun : aller déjeuner, se concentrer sur un problème, écrire une note à un collaborateur…

Dans certaines circonstances, le mouvement manque de souplesse. Par inhibition, par exemple, une personne n’accepte pas de reconnaître que sa colère est en avant-plan et ne perçoit plus avec justesse ce qu’elle vit et ce qu’elle fait vivre aux autres.

Objectifs

Experimenter le processus de formation/déformation/transformation de nos perceptions et représentations.

Personnes concernées

Toute personne souhaitant développer sa capacité à être plus consciente de l'influence de son systèmes de représentations.

Groupe de 8 personnes au maximum

Durée et tarif

Trois sessions de 3 heures (soient 9 heures), le jeudi soir de 20h à 23h, toutes les deux semaines ou une journée entière (dimanche). Me consulter pour les prochaines dates.

Tarif : 210 Euros

Comment allons nous travailler ?

Par une expérimentation métaphorique, impliquant le corps, l’affect et le mental, il s’agit de mettre en évidence comment, à notre insu, nos perceptions, orientées par notre système de références, nos préoccupations et nos émotions du moment, influent sur notre représentation des situations et nos choix.

Dans une société envahie par les images, l’accent sera surtout mis sur la perception visuelle, métaphore des autres modes de perception (auditif, kinestésique, olfactif).

A partir d’un "sol d’images photographique" (tirages couleurs plastifiés format 40X50 cm), (Version existante issue de stages animés en entreprise entre 1998 et 2004 ) ou de photos téléchargées via internet (Nouvelle version), symbolisant l’envahissement par les sources d’information, chacun sera invité :

  • à être attentif au déroulement du processus l’amenant à choisir une image puis à faire des liens avec celui d'une prise de décision
  • à prendre conscience des différents niveaux de perception en jeu dans le processus de choix et dans la manière dont il en parle devant le groupe (factuel/descriptif - projectif/interprétatif - émotionnel/partage de ressenti) puis à faire des liens avec sa manière habituelle de percevoir, de décrire ou de communiquer autour d’un fait

Travaux dirigés en sous groupes de 2 personnes et échanges en grand groupe.

Reve Eveillé Libre en grand groupe pour explorer l'imaginaire groupal en début et en fin de stage

L'animatrice étant l’auteur des photos, cela permet, d’une manière privilégiée :

  • de confronter le vécu du photographe (Iliona) en tant qu'émetteur et le choix de cadrage, à la description, à l’interprétation et au vécu émotionnel de chaque stagiaire (récepteur)
  • de prendre conscience de la déformation d'un message, en lui-même déjà empreint de subjectivité

Un dossier pédagogique vous sera remis lors de votre inscription, notamment avec le lien vers un serveur internet pour télécharger les photos, dans le cas d'utilisation de photos numériques.

Contenus

Thèmes développés autour de l’image et de son impact, à partir de l’expérience de chacun dans le groupe et ailleurs, et de celle de l’animatrice

L'image est un "intermédiaire" dynamique (un médium) qui crée un échange autour de référentiels figuratifs appartenant au patrimoine imaginaire de l'humanité (voir Gilbert Durand dans "Structures anthropologiques de l'imaginaire"). En tant que connaissance du début des "formes" (archetype), elle peut réunir mais aussi être source de conflits en fonction des déclinaisons symboliques propres aux différents cadre de références culturels locaux. Actuellement pour les neurosciences, l'inné étant très réduit, ces "formes" (représentations) seraient une construction du cerveau répondant à un besoin humain de donner du Sens.

  • Impact de l'image : immédiateté, passivité (média "froid") et tendance naturelle à la globalisation
  • Ce que raconte une image sans éléments de référence au contexte ou sortie de son contexte ou associée à d'autres images
  • Ce que raconte une même image dans deux mises en page différentes
  • Ce que l'image active ou réactive (image mémoire) par le biais de l'émotion ressentie en fonction des besoins de la personne dans l'instant, de ses préoccupations, de ses motivations, de ses représentations d'elle même et du monde et des croyances sous jacente
  • Ce que l'image dit de nous (image miroir) : projection de notre propre histoire et risques associés (image activattrice de sentiments irrationnels), décisions non pertinentes par rapport à la situation
  • L'image piège : risque de confusion entre le réel et l'imaginaire, entre l'intérieur et l'extérieur (pathologie)
  • Rôle des neurones miroirs : résonner, se laisser toucher par les images (l’image peut " activer " le niveau archaïque en chacun de nous) ; les risques de "contamination" progressive ou de rejet et d'insensibilisation
  • L'image leurre potentiel : se protéger d’une manière saine par rapport à l'envahissement ; seuil de tolérance de chacun
  • Rôle présumé combiné des neurones miroirs et des neurones moteurs dans la gestion de ses limites
  • L'image comme support de co-contruction du sens (signification, direction), en thérapie mais aussi dans toute situation rencontrée