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Prendre conscience de nos perceptions et de nos représentations mentales
Selon la Gestalt-théorie ou Psychologie de la forme, apparue en Allemagne
au début du XXè siècle, ce que l'on perçoit, sur tous les plans,
s'organise par ensembles faisant sens selon certaines lois dites
"naturelles" et qui s'imposent au sujet lorsqu'il perçoit, le tout étant perçu avant les parties le formant. Ainsi quand on reconnaît
quelquun, par exemple, cest instantanément lensemble du visage qui a du sens. Tout ce que lon voit, entend et
ressent fait partie dun "paysage global"
où certaines choses sont temporairement en avant-plan tandis que
le reste demeure en toile de fond. Dans un fonctionnement harmonieux
et dynamique, lensemble fond/avant-plan est en mouvement constant,
chaque aspect de lexistence prenant lavant-plan au moment
opportun : aller déjeuner, se concentrer sur un problème, écrire
une note à un collaborateur
Dans certaines circonstances, le mouvement manque de souplesse.
Par inhibition, par exemple, une personne naccepte pas de
reconnaître que sa colère est en avant-plan et ne perçoit plus avec
justesse ce quelle vit et ce quelle fait vivre aux autres.
Objectifs
Experimenter le processus de formation/déformation/transformation de nos perceptions et représentations.
Personnes concernées
Toute personne souhaitant développer sa capacité à être plus consciente de l'influence de son systèmes de représentations.
Groupe de 8 personnes au maximum
Durée et tarif
Trois sessions de 3 heures (soient 9 heures), le jeudi soir de 20h à 23h, toutes les deux semaines ou une journée entière (dimanche). Me consulter pour les prochaines dates.
Tarif : 210 Euros
Comment allons nous travailler ?
Par une expérimentation métaphorique, impliquant le corps, laffect et le mental, il sagit de mettre en évidence comment, à notre insu, nos perceptions, orientées par notre système de références, nos préoccupations et nos émotions du moment, influent sur notre représentation des situations et nos choix.
Dans une société envahie par les images, laccent sera surtout mis sur la perception visuelle, métaphore des autres modes de perception (auditif, kinestésique, olfactif).
A partir dun "sol
dimages photographique" (tirages couleurs
plastifiés format 40X50 cm), (Version existante issue de stages animés en entreprise entre 1998 et 2004 ) ou de photos téléchargées via internet (Nouvelle version), symbolisant lenvahissement par les sources dinformation,
chacun sera invité :
- à être attentif au déroulement du processus lamenant
à choisir une image puis à faire des liens avec celui d'une prise de décision
- à prendre conscience des différents niveaux de perception en
jeu dans le processus de choix et dans la manière dont il en parle
devant le groupe (factuel/descriptif - projectif/interprétatif - émotionnel/partage de ressenti) puis à faire des liens avec sa
manière habituelle de percevoir, de décrire ou de communiquer
autour dun fait
Travaux dirigés en sous groupes de 2 personnes et échanges en grand groupe.
Reve Eveillé Libre en grand groupe pour explorer l'imaginaire groupal en début et en fin de stage
L'animatrice étant lauteur des photos, cela permet,
dune manière privilégiée :
- de confronter le vécu du photographe (Iliona) en tant qu'émetteur et le choix
de cadrage, à la description, à linterprétation et au vécu
émotionnel de chaque stagiaire (récepteur)
- de prendre conscience de la déformation d'un message, en
lui-même déjà empreint de subjectivité
Un dossier pédagogique vous sera remis lors de votre inscription, notamment avec le lien vers un serveur internet pour télécharger les photos, dans le cas d'utilisation de photos numériques.
Contenus
Thèmes développés autour de limage et de son impact, à
partir de lexpérience de chacun dans le groupe et ailleurs, et de celle de lanimatrice
L'image est un "intermédiaire" dynamique (un médium) qui crée
un échange autour de référentiels figuratifs appartenant au patrimoine
imaginaire de l'humanité (voir Gilbert Durand dans "Structures
anthropologiques de l'imaginaire"). En tant que connaissance du début des "formes" (archetype), elle peut réunir mais aussi être source de conflits en fonction des déclinaisons
symboliques propres aux différents cadre de références culturels locaux. Actuellement pour les neurosciences, l'inné étant très réduit, ces "formes" (représentations) seraient une construction du cerveau répondant à un besoin humain de donner du Sens.
- Impact de l'image : immédiateté, passivité (média "froid") et tendance naturelle à la globalisation
- Ce que raconte une image sans éléments de référence au contexte
ou sortie de son contexte ou associée à d'autres images
- Ce que raconte une même image dans deux mises en page différentes
- Ce que l'image active ou réactive (image mémoire) par le biais de l'émotion ressentie en fonction des besoins de la personne dans l'instant, de ses préoccupations, de ses motivations, de ses représentations d'elle même et du monde et des croyances sous jacente
- Ce que l'image dit de nous (image miroir) : projection de notre propre histoire et risques associés (image activattrice de sentiments irrationnels), décisions non pertinentes par rapport à la situation
- L'image piège : risque de confusion entre le réel et l'imaginaire, entre l'intérieur et l'extérieur (pathologie)
- Rôle des neurones miroirs : résonner, se laisser toucher par les images (limage peut " activer " le niveau archaïque en chacun de nous) ; les risques de "contamination" progressive ou de rejet et d'insensibilisation
- L'image leurre potentiel : se protéger dune manière saine par rapport à l'envahissement ; seuil de tolérance de chacun
- Rôle présumé combiné des neurones miroirs et des neurones moteurs dans la gestion de ses limites
- L'image comme support de co-contruction du sens (signification, direction), en thérapie mais aussi dans toute situation rencontrée
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