Devenir l'Architecte de Sa Vie avec la Gestalt-thérapie

Site de Catherine LOURY-ILIONA, Gestalt-thérapeute
Membre Titulaire de la Société Française de Gestalt (SFG)

Qu'est-ce que la Gestalt-thérapie ?

"C’est une manière d’être avec l’autre, d’être ensemble et d’avancer ensemble. Ce n’est pas comme les approches où il y en a un qui sait et l’autre qui suit, là on cherche ensemble ce qui est au service de la personne, pour qu’elle soit plus sur son chemin de vie"

Catherine Loury, pour le site de la Coordination SFG &CEGT

Le mot allemand "gestalten" signifie "mettre en forme, donner une structure". Il s’agit dans la thérapie de "donner une forme" à votre mode de fonctionnement pour pouvoir ensemble l’analyser et le faire évoluer.

Née dans les années 50 aux Etats-Unis, elle est arrivée en Europe dans les années 70. Il existe aujourd'hui plusieurs courants issus des travaux de recherche sur les pratiques de la Gestalt-thérapie, dont la Gestalt-analyse qui met l'accent sur "une analyse du cours de la présence, présence à soi-même et présence au monde, et ouvre à la formation de formes souples et ajustées, à la responsabilité créatrice" (IFGT).

Sa vision de la santé psychique se définit par la fluidité, une capacité à s'ajuster aux situations et la pathologie comme perte de cette capacité (rigidité) . Nous disons d'une personne qu'elle "dys-fonctionne" quand elle a un faible registre de réponses aux sollicitations de son environnemment.

D'orientation existentielle/humaniste et phénoménologique, par la prise de conscience et la levée des freins faisant obstacle au processus de croissance, la Gestalt-thérapie vise à développer l'autonomie, la responsabilité et la créativité. Elle a de l'humain une vision globale qui intègre les différents niveaux des besoins humains et privilégie le dialogue constant entre pensées, émotions et sensations corporelles. Elle s'intéresse aux interactions de l'individu avec ses environnements, qu'ils soient personnels, professionnels ou sociaux.

Qualifiée par ses fondateurs, Frederick.S. et Laura Perls de "thérapie de la concentration", le processus psychothérapeutique, développe la prise de conscience du "comment cela se passe ici et maintenant" au niveaux corporel, émotionnel, intellectuel, relationnel, spirituel, indissociables. Elle met en lumière comment vous ignorez ou refusez vos besoins et désirs, vous vous enfermez dans des répétitions de situations antérieures, vous vous empêchez de vous ajuster à votre environnement et ainsi bloquez votre processus naturel de croissance.

Grace à cette prise de conscience et en prenant appui sur la dynamique engendrée par la relation thérapeutique (neurone miroir), vous vivez l'émergence de nouvelles manières d'être à partir de besoins et d'aspirations progressivement clairement identifiées. De séance en séance, ce processus va vous permettre, à votre rythme de mieux devenir auteur/acteur de votre vie.

La relation thérapeutique est le creuset de ce processus. Elle se vit sur le mode du dialogue. J'y suis présente en tant que personne et la qualité du lien instauré est le support essentiel de votre évolution. A la fois observatrice et participante, j'interviens à partir de ce que je remarque et ressens au cours de la séance ou de la cession de groupe. Je suis particulièrement attentive à comment ca se passe entre vous et moi, entre vous et les autres, "au comment ce qui se dit est dit, ce qui est agi est agi".

A propos de la posture d’un Gestalt-thérapeute ?

On admet communément que toute forme de psychothérapie s'appuie sur un savoir. Et pourtant, l'acte thérapeutique véritablement créateur n'est possible la plupart du temps que par la mise entre parenthèses de ce savoir. Cette suspension, au moins provisoire, du savoir constitué, c'est, pour le praticien, la tentative, jamais aboutie mais toujours nécessaire, d'être simplement présent à la personne qu'il accompagne, comme s'il la découvrait pour la première fois.

Pour la Gestalt-thérapeute que je suis, quitter dans l'instant l' illusion du savoir, c'est accepter le moment du "ne plus savoir", ce moment où émerge la possibilité de la nouveauté, la possibilité du changement véritable, hors de tout à priori théorico-clinique.

(c) C. Loury-Iliona, 01/09 et 02/10